Cette photo a été filmée le 18 mars 2006 à Brazzaville.Un mausolée sur fond de polémique
Le transfert de Pierre Savorgnan de Brazza survient 100 ans après la mort de l’explorateur qui a donné son nom à la ville fondée le 3 octobre 1880. Ses restes seront inhumés dans le centre-ville de Brazzaville dans ce mausolée, dont la première pierre a été posée le 5 février dernier par les présidents français, Jacques Chirac, congolais, Denis Sassou Nguesso, et gabonais, Omar Bongo Ondimba. Le coût élevé de ce mausolée (huit millions d’euros), ainsi que le principe d’enterrer au Congo le premier administrateur colonial du pays ne manquent pas de soulever une polémique.
L’appartenance de Pierre Savorgnan de Brazza à la franc-maçonnerie, dont le Président congolais Sassou N’Guesso est un membre important, est mise en avant par une partie de la presse pour expliquer cette cérémonie. Mais ce point est discuté par les historiens, car, semble-t-il, le "frère de lumière" Pierre Savorgnan de Brazza s’était détaché de la loge où il avait été initié, et s’était de plus en plus rapproché de l’Eglise, pour mourir fervent catholique, muni des sacrements de l’Eglise...
Pourtant, quels que soient les fondements de cette polémique, il faut admettre que si un "colon" a bien apporté davantage à l’Afrique qui ne lui a pris, Pierre Savorgnan de Brazza est sans aucun doute celui là.
C’est ce qui justifiera sans doute la venue à Brazza,pour cette cérémonie, de plusieurs personnalités de premier plan : la France pour sa part y sera représentée par une délégation choisie, conduite par Philippe Douste-Blazy, Ministre des Affaires étrangères, et qui comptera notamment dans ses rangs Hervé Bourges, récemment réélu à la tête de l’Union internationale de la Presse Francophone, et vieil ami du Congo

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